Quels risques prend une banque ?

Le risque de crédit

Le risque de crédit, c’est le risque d’insolvabilité de certains emprunteurs (par exemple du fait d’une faillite). La banque doit donc bien étudier la solvabilité de son client. Une personne est considérée comme solvable lorsque la banque peut conclure du dossier introduit que cette personne pourra respecter ses obligations. Cela signifie que le bénéficiaire du crédit sera capable de rembourser les sommes d’argent empruntées ainsi que les intérêts, tout ceci bien sûr aux conditions reprises dans le contrat de crédit.

Le risque de taux

Le banquier doit aussi compter avec l’évolution parfois brutale et inattendue des taux d’intérêt. Les dépôts sont généralement reçus à court ou moyen terme, les crédits étant octroyés sur du plus long terme. Le rapport entre le taux d’intérêt que les clients reçoivent sur leur compte et les intérêts sur prêts qu’une banque perçoit est donc sujet à fluctuations et implique dès lors un risque.

Tout l’art du banquier sera donc de veiller à un juste équilibre entre la durée des dépôts reçus et celle des crédits octroyés.

Exemple

La banque finance un prêt à 5 ans à un taux de 8% par des dépôts à 3 mois à un taux de 6%. Cela lui permet théoriquement de se "payer" en réalisant une marge de 2%. Mais à la fin de chaque période de trois mois, il lui faut renouveler ses dépôts. Si pour une raison ou une autre, le taux des dépôts à court terme augmente, passant à 8%, elle perd sa marge bénéficiaire. Si le taux à court terme dépasse 8 %, elle perd de l’argent.

Le risque de change

Le banquier doit aussi compter avec un risque de fluctuation de la valeur suite à une fluctuation du cours de change. Ce risque est particulièrement élevé en période de volatilité des différentes monnaies. Le banquier a développé une série d’instruments financiers pour se prémunir contre le risque de change (swaps, opérations à terme, etc.).

Le risque de liquidité

Le banquier doit être en mesure de rembourser les dépôts qu’il a collectés ou d’autres financements. Il peut se trouver confronté à un risque de manquer de liquidités. S’il doit mobiliser soudain des actifs ou emprunter des fonds sur le marché ou à la Banque Nationale pour faire face à des retraits, cela peut se faire à perte. Par contre, s’il conserve trop de liquidités, il peut subir un manque à gagner.

Le risque de marché

Une banque peut placer une partie de ses dépôts sous la forme de titres, d’actions ou d’obligations. La valeur de ces titres fluctue sur le marché. Les obligations comportent à cet égard moins de risques que les actions.

Le risque opérationnel

C’est le risque découlant de manquements dans le contrôle interne ou dans le fonctionnement de la banque. Ces manquements peuvent donner lieu à des erreurs, des fraudes, des pannes informatiques, etc.